Vous avez moins de 28 ans et souhaitez avoir une expérience à l'étranger ? Une des possibilités qui s'offrent à vous est le volontariat international. Ce système est plébiscité par les employeurs et permet aux volontaires de partir en mission à l'étranger, tout en disposant d'un statut protecteur, sous la tutelle de l'Ambassade de France. Ce dossier vous présente le V.I. et fait le tour des principales informations à connaître sur le sujet.
Qu'est-ce que le volontariat international ?
Créé en 2007, en remplacement du service national en coopération, le V.I. permet aux jeunes diplômés âgés de 18 à 28 ans de bénéficier d'une première expérience professionnelle à l'étranger. Fin 2007, plus de 5400 volontariats internationaux en entreprise avaient été effectués. Selon un sondage publié dans la lettre du VIE par UBISOFT, l'agence française pour le développement international des entreprises, 80% des anciens volontaires travaillent aujourd'hui à l'étranger et 74% des entreprises déclarent avoir embauché au moins un V.I. à l'issue de leur mission.
La destination la plus prisée reste les Etats-Unis (12,8% des VIE se font là-bas) puis la Chine (11,7%), le Royaume-Uni (6,9%) et l'Allemagne (6,8%). Et ces chiffres devraient encore augmenter puisque le secrétaire d'Etat chargé des entreprises et du commerce extérieur souhaite que le nombre de VIE atteigne les 10.000 en 2009.
Le volontariat international consiste donc en une mission réalisée dans une entreprise (VIE) ou dans une structure administrative (VIA). Elle a une durée qui varie de 6 à 24 mois et est rémunérée par une indemnité forfaitaire qui varie entre 1.100? et 3.100? et qui est exonérée d'impôt sur le revenu.
Les VIE et VIA sont tous deux placés sous la tutelle de l'Ambassade de France. Le statut et la rémunération sont les mêmes. En revanche, pour le VIE, l'organisme financier est UBIFRANCE et pour le VIA, il s'agit du Ministère des Affaires Etrangères (MAE).
Comment ça fonctionne ?
Le VI s'adresse aux étudiants, jeunes diplômés ou chercheurs d'emploi ayant entre 18 et 28 ans, de nationalité française ou européenne, en règle avec les obligations de service national de son pays. Le futur VI doit également justifier d'un casier judiciaire vierge et être apte physiquement, selon les conditions d'aptitude exigées par l'organisme d'accueil.
Un préalable obligatoire au volontariat international est l'inscription au Centre d'Information pour le Volontariat International (CIVI). Ce site permet aux futurs volontaires de consulter l'ensemble des offres disponibles pour le VI et d'y répondre. Cependant, les places sont chères ! Chaque année, près de 38.000 personnes postulent pour environ 2.500 postes à pourvoir. Trouver une mission n'est donc pas le plus facile. Le CIVU peut être une bonne base pour les annonces et les conseils mais il faut vraiment mener sa démarche comme un véritable chercheur d'emploi. A ceci près qu'il faudra se renseigner en priorité sur les sociétés qui ont une activité à l'étranger et multiplier les candidatures. Certains candidats optent également pour les rencontres sur des salons pour l'emploi.
Pour le cas des VIA, en revanche, les missions ne sont disponibles que via les annonces pour les postes vacants, accessibles depuis le site du CIVI.
La maîtrise des langues et les expériences sont aussi des atouts qui comptent pour un VI. Les profils les plus recherchés sont commerciaux et techniques. En pratique, le niveau de diplôme compte également puisque 82% des VI ont un BAC+5.
Les démarches liées au volontariat international
Si l'entreprise d'accueil doit avoir un agrément pour accueillir des VI, différentes démarches sont à prendre en charge soi-même avant le départ. Ainsi, le logement est en général à la charge du volontaire, même si certaines entreprises proposent des logements ou que certains pays imposent la prise en charge du logement par l'entreprise d'accueil.
Avant de partir, il faut aussi régulariser sa situation auprès des ASSEDIC et des impôts. L'ouverture d'un compte à l'étranger n'est pas une obligation, dans la mesure où l'indemnité est versée sur un compte ouvert dans un établissement français, mais cela peut être utile. Enfin, si la couverture sociale est prise en charge pour les VI, il faudra s'assurer d'être en règle avec les vaccins et passer une visite médicale.
Une fois sur place, un rapport d'installation et une fiche de renseignement sont à remplir et à communiquer respectivement à l'organisme de gestion et à la mission économique du pays d'accueil.
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