Les métiers liés à l'environnement suscitent aujourd'hui un engouement croissant de la part de nombreux jeunes. Cette attirance est liée à divers enjeux auxquels ils sont particulièrement sensibles, tels que la protection de la nature, la gestion et la prévention des risques naturels, le traitement des pollutions ou encore l'aménagement de notre cadre de vie.
Malgré tout, il est faux de croire que tous ces emplois sont en lien direct avec la préservation des milieux naturels. Les formations et les débouchés professionnels sont encore mal connus et peu structurés dans ce domaine.
Les formations possibles sont multiples. Certaines sont spécialisées pour déboucher sur un métier précis (rudologue, météorologiste?), et d'autres sont plus généralistes (bac pro hygiène et environnement). De même, les niveaux de qualification réclamés pour travailler dans le monde de l'environnement varient du CAP au diplôme d'ingénieur.
On constate depuis quelques années une progression du taux d'emploi dans l'environnement. Ce marché est en croissance régulière. Les offres dans le domaine proviennent des entreprises, des collectivités locales et territoriales, des bureaux d'étude ou encore des associations. Ainsi, tous les secteurs offrent des emplois dans l'environnement, mais à des degrés divers. Toutefois, ce marché est encore en développement. Il possède un fort potentiel et va continuer à générer des emplois.
Quatre missions principales sont associées au travail en rapport à la nature :
- Valoriser le cadre de vie : certains métiers ont pour mission d'aménager les milieux dans lesquels nous vivons, ce qui aide à préserver notre cadre de vie.
Exemples de métiers : urbaniste, paysagiste, acousticien... - Protéger et gérer la nature (« Les métiers verts ») : ces personnes veillent à la préservation et à la mise en valeur de notre patrimoine environnemental.
Exemples de métiers : garde-pêche, animateur nature, technicien de l'environnement... - Sensibiliser et éduquer : les actions de sensibilisation et d'éducation à l'environnement sont nécessaires pour que tous les acteurs (grand public, décideurs politiques, industriels?) soient à même de préserver l'environnement.
Exemples de métiers : éco conseiller en entreprise, formateur, chargé de communication... - Prévenir et traiter les pollutions : la majorité des métiers environnementaux concernent le traitement de l'eau et des déchets. Des professionnels interviennent en ce sens, au sein de entreprises comme des collectivités locales.
La protection de l'environnement est en enjeu par lequel les grands domaines professionnels sont concernés. En effet, la qualité de l'eau et le traitement des déchets représentent les 3/4 des métiers consacrés à l'environnement.
Les activités liées à l'environnement se répartissent de la manière suivante :
- Eau : 38%
- Déchets : 35%
- Activités transversales : 9%
- Cadre de vie et patrimoine écologique : 8%
- Air, bruit : 7%
Au concept d'environnement est toujours lié celui de développement durable. « C'est un mode de développement qui permet de répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins ». (Source : Rapport Bruntland, 1989) C'est un processus qui a pour but d'améliorer les situations sur plusieurs plans : économique, social et écologique, sur le long terme, ce qui est très important !
Le problème du travail dans le domaine de l'environnement réside dans le fait que l'offre de formation dans le domaine est largement supérieure aux perspectives d'embauches. Avant de choisir une formation, rassembler un maximum d'informations et effectuer des stages restent les moyens les plus sûrs de confirmer son projet car on connaît vraiment les réalités du milieu.
Petit guide pratique des métiers liés à l'environnement :
- L'urbaniste : il planifie les établissements humains en vue de réaliser un aménagement harmonieux des villes et des campagnes.
Il doit posséder des connaissances en architecture, en environnement et sociologie, le sens de la communication et la capacité à s'exprimer clairement.
Pour ce qui est de la formation : il existe une vingtaine de masters professionnels en urbanisme. Ils sont accessibles aux étudiants issus de filières variées : géographie, architecture, sciences politiques, sociologie, écoles d'ingénieurs... - Le paysagiste : c'est un artisan dont le métier consiste à agencer l'espace extérieur d'une maison ou d'un bâtiment afin de le rendre plus attrayant. Il est l'artiste qui « crée dans le domaine du paysage ».
Créatif et organisé, le paysagiste est capable de suivre plusieurs projets et chantiers en même temps. Pour sa formation, il a le choix entre trois établissements : l'école nationale supérieure d'architecture et de paysage, à Lille, l'école nationale supérieure du paysage, à Versailles, et l'école d'architecture et de paysage, à Bordeaux. Toutes trois préparent, en quatre ans après un bac + 2, au diplôme de paysagiste DPLG (diplômé par le gouvernement). - L'acousticien : c'est un expert du bruit, de la manière dont il se propage et des moyens de le contrer. Il établit un diagnostic des pollutions sonores puis propose des solutions pour y mettre un terme.
Il est parfaitement informé sur les dispositions légales et les technologies. Il sait trouver la solution la mieux adaptée à son client. Il possède un master en acoustique des transports, architecturale ou urbaine. Il peut aussi passer par une école d'ingénieurs. - Le Garde-pêche : c'est un fonctionnaire spécialiste des milieux aquatiques, chargé plus spécialement de préserver les rivières de la pollution et des pêches illégales. Il met en place des actions de prévention, de surveillance et de répression. Il peut verbaliser les personnes non respectueuses des lois en matière d'environnement. Il peut aussi mener l'enquête pour déterminer l'origine d'une pollution de l'eau.
Le sens de la pédagogie pour mener à bien les actions de prévention, ainsi qu'une bonne dose de fermeté font partie de ses qualités principales. Un concours de catégorie C est ouvert aux titulaires d'un BEPA (brevet d'études professionnelles agricoles), mais beaucoup de candidats à cet emploi possèdent un diplôme plus élevé. - L'animateur nature : l'animateur nature accompagne et encadre des groupes (scolaires, touristiques...) auxquels il fait découvrir des sites naturels et qu'il sensibilise à la protection de la faune et de la flore. Il imagine des activités de découverte ou d'étude de milieux naturels Son objectif : " Former les enfants à être de futurs éco citoyens et tenter de faire perdre aux adultes leurs mauvaises habitudes en suscitant chez eux des réflexes écologiques. " Ce métier requiert des connaissances scientifiques étendues mais également un certain esprit créatif et pédagogue pour concevoir un projet éducatif cohérent. L'animateur nature possède un profil bac +2 à bac +4/5 dans le domaine de la biologie et de l'environnement.
- Le sismologue : le sismologue est un scientifique de la Terre, spécialisé en géophysique. Il étudie la genèse et la propagation des ondes sismiques dans les matériaux géologiques. Ses recherches visent à interpréter la composition et les structures géologiques de la Terre.
De profil ingénieur (bac +5) ou technicien (bac +2), il est très apprécié des employeurs car ses connaissances très pointues d'un domaine spécifique font que ce professionnel est tout aussi efficace sur le terrain que dans un bureau ou un laboratoire. - Le juriste en droit de l'environnement : il connaît parfaitement la législation concernant la protection de l'environnement et il en suit l'évolution. Il constitue et suit les dossiers que l'entreprise doit déposer auprès des administrations concernées, peut servir d'interface entre celles-ci et les services techniques de l'entreprise pour obtenir les autorisations ou certifications obligatoires. Il veille également au règlement des contentieux ou litiges éventuels. Il doit être autonome et posséder de bonnes capacité de communication et rédaction. Il doit suivre l'évolution de la réglementation en matière d'environnement et être capable de rendre celle ci intelligible pour les opérationnels du reste de l'organisation. Il possède une formation Bac + 5, DEA ou DESS spécialisés dans les domaines de l'environnement obtenus après une maîtrise de droit.
- Le chargé de communication environnement : il conçoit et met en oeuvre la politique de communication d'une entreprise en matière d'environnement pour faire connaître les améliorations apportées aux produits et aux procédés de fabrication dans ce domaine. Il permet aussi à l'entreprise de mieux savoir comment elle est perçue et sur quels points elle doit faire des efforts pour ne pas apparaître comme menaçante pour l'environnement. Ce poste requiert la capacité à comprendre et expliquer les aspects techniques du secteur et de la production considérés. Pour la formation, trois options : Une maîtrise en communication ou, de préférence, un 3è cycle ; une formation initiale en biologie, écologie ou école d'ingénieurs complétée par une formation en communication; ou encore un DESS Relations publiques de l'environnement de l'université de Cergy-Pontoise.
- L'hydraulicien : l'hydraulicien ou ingénieur hydraulicien est le spécialiste de la mécanique des fluides : c'est le maître de l'eau. Il connaît tout de son comportement que ce soit dans un réseau ou encore dans un bassin. Débit et pression n'ont aucun secret pour lui. Il conçoit les réseaux d'approvisionnement, des stations de pompage jusqu'aux consommateurs. Il travaille pour des sociétés de traitement de l'eau ou pour des bureaux d'études. L'hydraulicien recueille les données, les intègre dans un modèle, interprète les résultats et en fait l'analyse critique. Il peut avoir à effectuer des astreintes, par exemple en cas de problème sur les installations ou les ouvrages. Il peut aussi se déplacer, en France ou à l'étranger, pour assister à des réunions ou se rendre compte sur le terrain des travaux à effectuer. Employeur potentiel. Il possède un diplôme d'ingénieur avec spécialisation en hydraulique.
- L'écotoxicologue : c'est un métier récent, qui étudie les effets des nuisances industrielles sur la santé des hommes et de la nature dans son ensemble. L'écotoxicologue mesure la toxicité des produits issus des industries chimiques, pharmaceutiques ou agroalimentaires sur l'environnement (sols, air, faune) et évalue leur biodégradabilité et les risques d'utilisation. L'écotoxicologue travaille le plus souvent en laboratoire, en coordination avec d'autres analystes comme des chimistes ou des biologistes. Outre des compétences techniques et scientifiques pointues, l'écotoxicologue doit aussi être doté d'excellentes dispositions pour communiquer et convaincre. Il possède un Bac + 6 en études de médecine, de chimie ou, de biologie, plus une spécialisation.

